A force de nous parler des 6 jours de Vars avec enthousiasme, Philippe Delmas a fini par attirer notre curiosité, puis nous convaincre d’y participer. Grande première pour moi, quand à Marc, c’est déjà sa deuxième participation.
Le programme est costaud et nous sommes bien entraînés. Néanmoins, il faut aborder prudemment et humblement ces 6 jours. Il s’agît de durer…
Dimanche 30 juin : les Gourniers et station de Réallon
121 km, 2501 m de D+
https://www.strava.com/activities/11774953909
Ce parcours au-dessus de Serre-Ponçon est une entrée en matière relativement tranquille. La montée au hameau les Gourniers se fait par une petit route agréable avec une pente régulière. Des anciens équipés de VAE font les mariolles, on ne les reverra plus par la suite. Un pont devant le village nous donne un joli point de vue sur le torrent de Réallon. Puis, nous enchaînons sur la montée de la station du même nom où se tient le copieux ravito du midi. Nous digérons en descendant sur le lac de Serre-Ponçon. Les points de vue sur le lac sont superbes. Nous traversons le lac par le pont qui mène à Savines-le-Lac et prenons la direction de Guillestre. C’est le triathlon d’Embrun et il y a un embouteillage monstre. Heureusement, nous bifurquons sur une petite route bien plus tranquille. Crevaison pour Marc, ce sera la seule du séjour.
Nous terminons la sortie par la “mi-montée” du col de Vars jusqu’à Vars Sainte-Marie où nous logeons à l’hôtel la Vieille Auberge. Le nombre de motos remontant le col dans un vacarme assourdissant est hallucinant. Ça ne se reproduira pas les autres jours, ouf !
Lundi 1er juillet : Col d’Izoard (2360 m) par le sud
134 km, 3185 m de D+
https://www.strava.com/activities/11782644578
Principales difficultés : Col d’Izoard (2360 m), un raidard avec un passage 14% vers la Roche de Rame, Col de Vars (2108 m).
Direction Guillestre puis Arvieux. La montée de l’Izoard se fait à un rythme tranquille. La Casse Déserte fait toujours son effet. Séance ravito et photos au sommet avant d’attaquer la longue descente sur Briançon. Sur le retour, le raidard de la Roche de Rame fera parler de lui avec quelques cyclos qui mettront pied à terre. Enfin, nous escaladonsle col de Vars. Je me sens bien et profite pour explorer le haut du col que je ne connais pas. Plus sagement, Marc s’arrête à Vars Sainte-Marie. Arrivé au sommet, je suis récompensé par une magnifique vue sur les montagnes environnantes.
Ce qu’on retient : la mythique Casse Déserte
Mardi 2 juillet : Col d’Agnel par le nord et le sud
127 km et 3501 m de D+
https://www.strava.com/activities/11790911544
Principale difficulté : Col d’Agnel (2744 m) par les 2 versants.
Direction Château-Queyras sous un beau soleil. A Ville-Vieille, nous tournons à droite et c’est parti pour 21 km de montée et 1363 m de D+. Les Marmottes sont de sortie, que la montagne est belle ! Au sommet du col, les névés et la statue de Scarponi nous attendent (cycliste pro italien mort renversé par un véhicule). On entame la descente côté italien sur 10 km vers le beau village de Chianale avec ses toits de Lauze. Petit ravito et demi-tour en direction du col d’Agnello. La montée est redoutable avec de nombreux passages à plus de 10%. Après une heure d’ascension, le sommet du col se profile enfin. Nous descendons sur quelques kilomètres pour la pause du midi avant le retour sur Vars qui se fera sans encombre.
Ce qu’on retient : la beauté du Queyras
Mercredi 3 juillet : Sainte-Anne-la-Condamine, Fouillouse et Maljasset
95 km et 2515 m de D+
https://www.strava.com/activities/11798333446
Principales difficultés : Saint-Anne-la-Condamine, Fouillouse, Maljasset, Col de Vars (2108 m).
Nous partons plein sud afin de passer le col de Vars et basculer en direction de la vallée de l’Ubaye. Après une longue descente, nous montons à la petite station de Sainte-Anne-la-Condamine. La route a été particulièrement endommagée lors des intempéries de l’hiver, la prudence s’impose à la descente. Puis nous remontons la vallée de l’Ubaye et virons à droite pour grimper au village de la Fouillouse par une route très étroite en impasse.
Le pont de pierre qui enjambe l’Ubaye est magnifique ainsi que le point de vue sur la vallée. Quelques photos s’imposent. Après être redescendu de la Fouillouse, nous poursuivons jusqu’au village de Maljasset. Nous déjeunons au bord de l’Ubaye et entamons la route du retour par le col de Vars. A mi-col, nous sommes cueillis par un vent désagréable de trois-quart. Des anciens en vélos électriques jouent les mariolles (ce n’est vraiment pas le même sport). Il faut serrer les dents jusqu’au sommet !
Ce qu’on retient : la vallée de l’Ubaye et le pont de pierre de la route de la Fouillouse
Jeudi 4 juillet : Col du Galibier (2642 m) et Col du Granon (2413 m).
https://www.strava.com/activities/11807289573
99 km et 2522 m de D+
Le programme des 6 jours prévoit la montée du Galibier en partant de Vars. La route jusqu’à Briançon étant peu intéressante et dangereuse, nous allons avec Marc en voiture à Briançon. Le temps est superbe quoique venté, ce qui complique un peu la montée du Lautaret. La route du Galibier est fermée aux voitures la matinée et l’ascension se fait à l’abri du vent et dans le silence. Nous doublons pas mal de cyclistes en tous genres, c’est très sympa. Nous sommes dans un décor de carte postale. Après la classique photo devant le panneau du col (il faut faire la queue), nous redescendons sur le Lautaret non sans croiser Philippe qui respecte, lui, le programme (Kudos !). Direction Saint-Chaffrey et le départ du col du Granon. Le niveau de difficulté est comparable au col d’Agnello : un chantier !. Quelques cyclistes sont pied à terre à mi-col. Le plus dur n’est pas fait avec les 3 kilomètres à 11% qui arrivent où le mental est aussi important que les jambes. Le sommet a été décoré d’une grosse borne et de quelques panneaux explicatifs après le dernier passage du Tour de France. La descente sur Briançon se fait sans encombre où nous prenons le temps de faire terrasse et déguster une bonne glace.
Ce qu’on retient : la beauté du Galibier, le côté sauvage et la dureté du Granon
Vendredi 5 juillet : Col de la Cayolle
https://www.strava.com/activities/11814882904
Principales difficultés : le Col de la Cayolle (2326 m) et le Col de Vars (2108 m).
Le programme prévoyait le col d’Allos et Pra-Loup. Or le col d’Allos est impraticable car la route est coupée. En alternative, deux montées de stations du côté de Barcelonnette sont proposées : Pra-Loup et Super-Sauze. Avec Marc, nous optons pour une variante, le col de la Cayolle. Départ plein sud en direction de Barcelonnette pour rechercher le bas du col de la Cayolle. La montée commence dans des gorges et petit à petit le paysage s’ouvre sur la montagne. Les points de vue sont magnifiques et variés et nous ne regrettons pas notre choix. A proximité du haut du col, on entend les marmottes siffler plus qu’on ne les voit.
On fait la traditionnelle pause photo au sommet avant de redescendre dans la vallée de l’Ubaye et remonter une dernière fois le col de Vars. Nous nous arrêtons au refuge Napoléon pour une pause bien méritée avant de nous laisser glisser sur Vars Sainte-Marie.
Ce qu’on retient : la beauté de la route du col de la Cayolle
En synthèse, les 6 jours de Vars 2024,
c’est une organisation bien rodée (plus de 40 ans d’existence). La qualité de l’accueil et l’attention portée aux participants ne sont pas feintes. L’investissement des bénévoles est remarquable tout au long de la semaine : ils doivent finir sur les rotules !
Chaque soir, on se réunit en toute convivialité à la maison des associations pour faire le bilan de la journée écoulée ainsi que le briefing de l’étape du lendemain : parcours, dangers, curiosités, localisation du pique-nique du midi et des principales difficultés.
Le tout suivi d’un apéro où l’on se raconte nos aventures du jour.
Le pique-nique du midi est un copieux plateau-repas. Au début, on a tendance à se laisser aller. Mais après une ou deux digestions difficiles dans un col, on se gave moins.
A noter que deux ravitos légers, un le matin et un autre l’après-midi complètent le dispositif.
Sur le plan sportif, nous aurons parcouru 714 km et 16 800 m de D+.
Certes la semaine est exigeante mais il y a des variantes possibles : petits parcours quotidiens au départ et à l’arrivée de Guillestre, ce qui évite de gravir la moitié du col de Vars en fin de journée. Il est également possible de participer sur 2 ou 3 jours seulement.
En 2025, nous serons cinq sociétaires à y participer.
L’album photo est ICI.